Journal

About us

Notre « petit journal », édité 2 à 3 fois par an, .vous informe de la vie de l’association, de nos actions sur place et communique les nouvelles des écoles. Il est le trait d’union convivial entre tous les sympathisants, donateurs, bénévoles et membres de l’association.

Si vous désirez recevoir ce journal par e-mail dès sa parution, merci de nous contacter.

Octobre 2016

http://batali.fr/wp-content/uploads/2016/10/j2016-10-1.jpg
http://batali.fr/wp-content/uploads/2016/10/j2016-10-2.jpg
http://batali.fr/wp-content/uploads/2016/10/j2016-10-3.jpg
http://batali.fr/wp-content/uploads/2016/10/j2016-10-4.jpg

Dans ce journal, édité au moment de la rentrée scolaire 2016, nous allons faire le point du travail fourni depuis la dernière édition du mois d’Avril.

A la fin de l’année, Batali fêtera ses dix ans d’existence et nous ferons le récapitulatif de nos actions lors du prochain numéro

République Centrafricaine

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l’ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d’habitants dans le chaos. Une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes a suivi, aggravant un conflit qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

L’intervention militaire française (opération Sangaris) fin 2013, puis le déploiement des casques bleus, ont permis une certaine stabilisation, mais des bandes armées continuent à sévir dans plusieurs régions du pays.

La coalition Séléka a finalement été chassée du pouvoir en 2014 sous la pression internationale.

Après une transition politique, les Centrafricains ont élu début 2016 à la tête du pays Faustin-Archange Touadéra.

Avec l’aide de la communauté internationale le nouveau président tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes rebelles qui tiennent encore la population sous leur coupe dans le nord et l’est du pays.

Après plusieurs années difficiles, dues aux conflits qui ont agité le pays, la situation sécuritaire s’est stabilisée dans la région sud du pays où nous agissons.

Les écoles

Nos écoles ont toutes fonctionné pendant cette dernière année scolaire. L’année scolaire 2014-2015 avait vu le retour des enfants, très déstabilisés par ces deux ans de conflits. Cette seconde année scolaire a permis de consolider ce retour.

La situation économique de la région est désastreuse puisque les entreprises qui faisaient vivre les familles ont en général disparu où n’ont pas encore repris leur activité. La plupart des familles vivent des cultures vivrières et de petits travaux saisonniers. La région est de plus en plus enclavée, du fait du mauvais état ou de l’impraticabilité des routes et de l’absence de communications téléphoniques depuis la guerre.

Cependant, les parents, dont le souci principal n’est sans doute pas l’école des enfants, font des efforts certains pour régler les frais de scolarité des enfants. Ce sont ces « écolages » qui permettent de rémunérer les maitres d’école. Nous tenons à conserver ce système, seul gage de la pérennité de nos écoles. Ce sont donc plus de 1500 enfants qui fréquentent les écoles de N’gotto, Bossui, Tokodé, N’gola et M’bangali, situées dans la région forestière de la Lobaye à 200 kilomètres de la capitale Bangui.

Batali a continué à soutenir financièrement les 6 établissements destinés aux enfants de l’ethnie des pygmées « Aka ». Dans nos écoles de N’gola et M’bangali, une trentaine de ces enfants suivent les cours, en compagnie des enfants bantous, ce qui est appréciable quand on connait la réalité locale et la discrimination traditionnelle vis-à-vis des « akas », même si leur connaissance de la forêt est reconnue par tous. Certains des enfants « Aka »ont aussi rejoint les cours moyens à N’gotto.

Les maîtres d’école ont fourni un excellent effort, car les enfants ont beaucoup oublié en deux ans : il faut rattraper le temps perdu et les remettre à niveau. Une des religieuses de la communauté franciscaine installée à N’gotto depuis tout juste deux ans nous aide en visitant la plupart des écoles de façon régulière

(sauf les écoles inaccessibles en voiture et situées à plus de 20 kms). Sœur Isabelle est une institutrice rodée à la Centrafrique, dont le travail est remarquable, avec les élèves comme avec les maitres (pédagogie, suivi des programmes officiels, adaptation des emplois du temps à la réalité d’après-guerre)

Les constructions récentes

L’école de M’bangali a ouvert ses portes en Octobre 2015. Le jumelage avec l’école voisine de N’gola se passe très bien. Les deux directeurs d’école travaillent en bonne entente et viennent à pied où vélo rejoindre N’gotto les week-ends (25kms) pour retrouver leurs familles ou » prendre l’air » de la bourgade. Ces deux écoles sont suivies par le nouveau prêtre de la paroisse, le père Antarèze, qui a fort à faire avec presque 25 villages et chapelles, ainsi que de nombreuses responsabilités dans le diocèse. Nous apprenons à le connaitre et à travailler avec lui, même si nous le voyons rarement : cet été il accompagnait des jeunes Centrafricains aux « JMJ » à Cracovie.

L’atelier de couture terminé en Janvier 2016 a bien fonctionné cet été, notamment pour la confection des uniformes des enfants. Les machines à coudre à l’ancienne, apportées de France (grâce aux dons de certains adhérents) ont été toutes remises en état et fonctionnent. Ce bâtiment permet aussi le stockage de matériel de l’association.

La réhabilitation du bâtiment de Dana-Kobolet, près de Boda, est terminée. Ce bâtiment donne au village et aux villages environnants une école en état de fonctionnement. Ce bâtiment, à l’origine construit avec l’aide de l’Unicef, n’avait jamais été terminé et avait, qui plus est, subi un incendie (toiture). Aujourd’hui, Il reste à trouver le financement des bancs, bureaux et armoires de l’école. Il faut aussi aider à mettre en place une structure d’enseignants valables. Nous aimerions aussi pouvoir financer le mobilier de l’école voisine de Botoro, à dix kilomètre environ de Dana-Kobolet. C’est une école villageoise construite en dur il y a environ 8 ans (par des donateurs italiens), mais qui n’a jamais eu de bancs ni de bureaux, faute de moyens dans le village. Nous suivons cette école, qui aimerait rentrer dans le groupement de nos écoles. Hélas nous n’avons pas suffisamment de personnes compétentes sur place et ne pouvons malheureusement pas encore les intégrer complétement (Sœur Isabelle de N’gotto qui supervise les écoles a déjà trop de travail).Néanmoins les maîtres de cette école ont suivi la formation que nous avons organisée cet été.

Travaux en cours

Le bélier hydraulique de N’gotto

Ce projet qui nous tient à cœur est un projet difficile. En Janvier 2016 nous avons pu faire un diagnostic complet du travail à effectuer grâce à la venue bénévole de Richard Walton, fabricant des béliers « Walton » dans la région Bordelaise. Depuis, Richard Walton a supervisé la fabrication des pièces endommagées et de tout le matériel utile au chantier de réparation que nous espérons mener à bien au printemps 2017 (saison sèche). Tout ce matériel est parti récemment de Bordeaux en direction du container qui l’emportera par mer à Douala au Cameroun, puis par voie routière, à Bangui, où il sera dédouané avant d’être acheminé vers N’gotto. D’ici là les travaux de maçonnerie préliminaires devront être fait. A noter que cet été nous avons organisé une campagne de sensibilisation de la population et des autorités locales (chefs de quartiers, mairie) sur l’entretien du futur bélier. Nous remercions infiniment Richard Walton d’avoir mis ses compétences au service de Batali et d’accepter de revenir en 2017.

L’agrandissement de l’école de Bombolet, à M’baiki

L’association « les Rameaux verts » est une association qui a plus de 20 ans d’existence et a deux champs d’action : l’Inde et La Centrafrique. Malheureusement la zone où elle travaillait, au nord du pays, n’est plus du tout sûre et il n’est pas envisageable d’y retourner pour l’instant. Nous nous sommes rapprochés de cette association que nous connaissons bien, pour leur trouver un projet réalisable dans notre province : l’école de Bombolet à M’Baiki va pouvoir scolariser à terme 600 enfants. Nous avons fait l’étude du projet l’hiver dernier pour les Rameaux verts. Nous participerons en offrant à l’école le mobilier (bancs, bureaux, armoires). Cet été nous avons pu voir l’avancée de la construction : l’école ouvrira ses portes en Octobre à 200 élèves supplémentaires. Nous avons fourni des livres scolaires, arrivés récemment par un container, du matériel pédagogique, dictionnaires, cartes de géographie et divers. Nous pourrons rendre visite à cette école (qui est sur notre route Bangui-N’gotto) pour aider les Rameaux verts, s’ils le désirent, lors de nos déplacements vers N’gotto.

Petits travaux divers à la maison Batali de N’gotto

Depuis 10 ans nous entretenons cette maison mise à disposition par le diocèse. Cependant le confort laisse à désirer même pour des habitués de la brousse. Cette année nous avons installé une vraie douche, qui fonctionne, même si l’eau est achetée par bidons de 10 litres et hissée manuellement dans notre petit château d’eau (en attendant la réparation du bélier)…Le toit a besoin de réparations, une des chambres n’est plus utilisable pendant la saison des pluies puisqu’il y pleut trop. Ces travaux ne peuvent plus être repoussés et sont prévus pour l’automne 2016.

Container envoyé en Centrafrique début 2016

Batali a financé l’envoi d’une partie de container contenant du matériel divers, collecté depuis deux ans : livres scolaires, livres de bibliothèque pour les enfants, matériel scolaire difficilement achetable en ce moment à Bangui : depuis la guerre il est compliqué de trouver la papeterie, certains types de cahiers, des craies de qualité. Des machines à coudre et du matériel destiné à la confection des uniformes a aussi été acheminé et installé dans le nouvel atelier de couture de N’gotto.

Voyages des volontaires de l’association depuis Avril et formations des maîtres d’école

Alix Philipon et Florence Monier se sont rendues à la fin du troisième scolaire en Centrafrique et ont supervisé les travaux en cours notamment ceux de l’école de Dana-Kobolet (terminée en Juillet). Elles ont assuré le suivi de la gestion des écoles (avec sœur Isabelle) et lancé la confection des uniformes des enfants (année scolaire 2016-2017) dans le tout nouvel atelier de couture.

Isabelle Turquin s’est rendue 3 semaines en Centrafrique, accompagnée de 7 volontaires d’âges très variés. Une des volontaires, infirmière, a travaillé à la réouverture de la pharmacie paroissiale de N’gotto (fermée depuis la guerre), puis chez les sœurs de la charité de M’baiki, qui assurent un travail remarquable avec les personnes rejetées, notamment les femmes accusées de sorcellerie, les anciens prisonniers et les infirmes. A N’gotto l’école a été blanchie à la chaux grâce à la supervision d’un volontaire, des livres (provenant du container) ont pu être installés dans les bibliothèques, notamment celle de la nouvelle école de M’bangali qui n’était pas encore très bien dotée. Le suivi de la confection des uniformes des enfants a été assuré.

Une formation des maîtres, organisée en collaboration avec la commission éducation du diocèse, a eu lieu à N’gotto (pour les maîtres de « niveau moyen ») et à M’baiki (pour les maîtres de niveau « faible »). Batali

s’est chargé des cours, qui ont été préparés et dispensés par les volontaires. Les maîtres, venus de toute la province ont été logés et nourris deux semaines sur chaque site. Nous avons donc renoué avec la tradition des formations estivales, pour relancer la dynamique interrompue depuis l’été 2012. Les cours divers, interactifs, ont permis le renforcement du français, langue de l’enseignement en Centrafrique, des mathématiques, de la géographie. Des cours concernant l’hygiène et la santé ont été donnés en complément, et très appréciés. Des formateurs locaux, spécialistes de pédagogie et de suivi des programmes officiels nous ont succédé. A la fin de la formation nous avons pu remettre aux maîtres, pour leur usage personnel, divers manuels scolaires et dictionnaires. Dans les petits villages de brousse les maîtres ne possèdent aucun livre…De nombreux livres ont aussi disparu pendant « les évènements », lorsque la population s’est réfugiée en forêt. L’organisation de ces formations est complexe, car les communications sont difficiles : les routes ne sont plus entretenues, les véhicules sont rares, les vivres difficiles à trouver. Saluons le travail des sœurs de la mission de N’gotto, de celles de Bombolet et de Pissa à M’baiki, responsables de l’hôtellerie et des repas. A M’baiki nous avons été très bien accueillis à l’évêché. Nous avons pu suivre l’évolution des travaux de l’école de Bombolet et travailler sur le projet « santé « que Batali démarre et espère mener à bien en 2017. Nous en reparlerons dans le prochain journal.

République démocratique du Congo (RDC)

Nous sommes toujours en relation avec les environs de Boma, et nous travaillons sur un projet de construction de bâtiment scolaire à Kiphidi, petite école rurale proche de celle de Maduda où nous avons construit une salle de classe et deux dortoirs en 2014. Grâce à divers dons ce projet devrait voir le jour fin 2016.

A Kisangani nous espérons mener à bien le projet de suivi de plusieurs écoles villageoises qui viennent d’être construites. Nous aussi financé des bancs et bureaux pour une école proche de Kisangani.

Appel aux adhérents

Nous avons vraiment besoin de faire appel à nos adhérents fidèles. En cette période économique difficile en Europe, les caisses de l’association, en cette fin 2016, sont très basses. Nous essayons de mener à bien nos projets, avec une gestion rigoureuse, mais nous aurions vraiment besoin de pouvoir financer avant la fin de l’ année 2016 des bancs, chaises et bureaux pour l’ école de Dana-Kobolet (terminée en Juillet) , pour celle de Bombolet qui ouvre en Octobre (notre participation à l’ agrandissement de cette école par Les Rameaux verts), pour celle de Botoro (sans bancs ni bureaux depuis 8 ans) et si nous le pouvons, pour celle de Kisangani (2° tranche). Le coût du mobilier de ces 4 écoles s’élève à 20 000 euros. Nous comptons sur vous, bien sûr et remercions à l’ avance ceux qui répondront à notre appel. N’hésitez pas à nous interroger si vous désirez des informations supplémentaires.

Faire un don

Soutenez nos projets de développement auprès des enfants de Centrafrique.

Contact

E-mail :
contact@batali.fr

Adresse :
Batali
30, boulevard du Château
92200 Neuilly-sur-Seine