Centrafrique

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La République Centrafricaine est un pays enclavé, financièrement exsangue malgré ses richesses traditionnelles (diamants, bois, coton, élevage, café), qui sont sinistrées du fait de l’insécurité au Nord du pays, et d’une mauvaise gouvernance.

La RCA compte près de 4 millions d’habitants dont l’espérance de vie moyenne est de 39 ans (espérance de vie en France : 78 ans) !

43% des Centrafricains ont moins de 15 ans. Près de 50 % de la population n’est pas alphabétisée. Deux Centrafricains sur trois vivent avec moins d’un dollar par jour. L’indice de développement humain place la Centrafrique au 172e rang sur 177 pays dans le monde.

La pandémie de sida y est grave, avec un taux moyen de prévalence se situant autour de 16,5 % qui place la RCA au 10e rang mondial des pays touchés par le sida.

Histoire et Politique

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La République centrafricaine est une république présidentielle où le président (élu au suffrage populaire pour un mandat de 6 ans) est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement ; mais comme beaucoup de pays africains la démocratie est fragile et l’histoire politique du pays s’est surtout écrite à travers de nombreux coups d’Etat…

A la fin XIXe siècle les Français colonisent la région et l’administrent sous le nom d’Oubangui-Chari (en référence aux noms des deux fleuves Oubangui et Chari qui délimitent les frontières au sud et à l’ouest). Durant la seconde guerre mondiale, la colonie se joint aux Forces Alliées.
Le pays devient la République Centrafricaine le 1er décembre 1958 et proclame son indépendance le 13 août 1960.

Le premier chef de l’État, Barthélemy Boganda est considéré comme le père de la Nation centrafricaine. Parlementaire français, il prônait depuis longtemps l’indépendance des colonies et avait proposé la création d’un État d’Afrique Centrale unique, regroupant Gabon, Congos, Cameroun et Centrafrique. Il y voyait la seule solution permettant d’éviter l’éclatement de la région en territoires trop petits qui n’auraient aucun rôle à jouer sur la scène internationale.

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Le drapeau de la République Centrafricaine symbolise les espoirs portés par Boganda dans son rêve d’unification des états d’Afrique centrale afin de « libérer l’Afrique et les africains de la servitude et de la misère ».
Ainsi le bleu symbolise le Congo et son océan qui le berce ; le blanc symbolise le Tchad et son coton ; le jaune symbolise le Centrafrique et ses richesses minières ; le vert symbolise le Gabon et ses forets ; le rouge symbolise le sang versé par tous les martyrs et enfin, l’étoile est là pour guider les pas du peuple noir vers la liberté et l’émancipation.

Il meurt le 29 mars 1959, peu après son élection, dans un accident d’avion dont les causes n’ont jamais été élucidées.
Son cousin, David Dacko, instituteur, lui succède mais est très vite renversé par un coup d’État, mené par le capitaine Jean-Bedel Bokassa qui se fait couronner empereur à vie en 1977, avant d’être lui même renversé en 1979. David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir en 1982 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. André Kolingba restera au pouvoir jusqu’en 1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, les premières élections multipartites ont lieu : Ange-Félix Patassé est élu président de la République.

En 2001, une tentative de coup d’État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui. Après une nouvelle série de troubles et malgré l’intervention de la communauté internationale le général François Bozizé réussit, avec l’aide de militaires et miliciens tchadiens un nouveau coup d’État et renverse le président Patassé le 15 mars 2003. Le général Bozizé chasse alors les rebelles congolais, auteurs de méfaits et crimes innombrables notamment autour et dans Bangui. Il remporte l’élection présidentielle suivante organisée de mars à mai 2005 avec 64,6% des voix et il est toujours aujourd’hui le Président de la République Centrafricaine.

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